Livraison offerte dès 59€ • Retours gratuits sous 30 jours
123 People
Relations

Drague Hondarra : dragage et missions du port de Bayonne

Victoria Par Victoria
· · 7 min de lecture

J'ai découvert que le port de Bayonne a révolutionné ses opérations de dragage avec l'acquisition de la drague HONDARRA en 2015. Ce navire spécialisé, dont le nom signifie *sable* en basque, représente bien plus qu'un simple outil technique pour cette infrastructure portuaire stratégique. La Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne Pays Basque a fait le pari audacieux d'investir massivement pour moderniser les accès maritimes et renforcer la compétitivité du territoire. Cette acquisition s'inscrit dans une démarche globale visant à améliorer l'accessibilité portuaire tout en contribuant activement à la lutte contre l'érosion du littoral basque.

Impact économique et création d'emplois de la drague HONDARRA

Investissement et financement du projet

L'acquisition de cette drague moderne représente un investissement considérable de 13,8 millions d'euros pour la CCI Bayonne Pays Basque. J'observe que ce financement s'appuie sur une stratégie équilibrée, associant 11,3 millions d'euros d'emprunt contracté sur vingt ans par la Chambre de Commerce et d'Industrie, complétés par une subvention de 2,5 millions d'euros du Conseil régional d'Aquitaine. La commande de ce navire spécialisé remonte à janvier 2014, marquant le début d'un processus de modernisation ambitieux pour le port de Bayonne.

Le chantier naval espagnol Astilleros de Murueta à Bilbao a été sélectionné pour la construction de cette infrastructure maritime stratégique. Cette collaboration transfrontalière illustre parfaitement la dimension européenne du projet, s'inscrivant dans la logique de coopération entre territoires basques français et espagnols. La proximité géographique du chantier a également facilité les échanges techniques et la supervision des travaux de construction, optimisant ainsi les délais et les coûts du projet.

Économies réalisées et retour sur investissement

Les résultats économiques de ce choix stratégique se révèlent particulièrement probants dès la première année d'exploitation. J'ai constaté que l'HONDARRA a permis de réaliser 600 000 euros d'économie immédiatement, démontrant la pertinence de cet investissement pour le développement portuaire. Cette performance s'explique principalement par l'arrêt des campagnes confiées à des prestataires extérieurs, qui représentaient un coût annuel récurrent de 2 millions d'euros, voire 2,9 millions selon certaines estimations.

L'autonomisation des opérations de dragage transforme fondamentalement la gestion des accès maritimes du port de Bayonne. Auparavant, les interventions étaient limitées à deux campagnes annuelles, effectuées notamment par une drague venue de Hollande. Cette solution manquait cruellement de flexibilité, excluant la gestion d'imprévus et certaines opportunités d'accueillir des trafics ponctuels. La météo pouvait perturber le planning prévu, compromettant l'accessibilité des navires aux infrastructures portuaires.

Emplois générés et organisation de l'équipage

L'arrivée de cette nouvelle infrastructure maritime a généré la création de quatorze emplois directs pour constituer l'équipage nécessaire aux opérations. Cette organisation s'articule autour d'un système d'alternance entre les ponts de l'HONDARRA et le remorqueur Balea, permettant une optimisation des ressources humaines et une polyvalence appréciable. Les quatorze membres d'équipage se répartissent les missions de maintenance, d'entretien et d'exploitation des deux navires du port.

Le fonctionnement opérationnel nécessite un équipage de cinq personnes pour faire fonctionner efficacement la drague lors des interventions. Cette organisation permet de maintenir un rythme soutenu de 200 jours d'activité par an, avec un planning de six jours sur sept, douze heures quotidiennes, répartis sur dix mois annuels. Les opérations de maintenance sur site sont confiées à des entreprises locales, contribuant ainsi au dynamisme économique du territoire basque.

Missions et techniques de dragage du port de Bayonne

Caractéristiques techniques adaptées au port

Les dimensions de l'HONDARRA ont été spécialement conçues pour s'adapter parfaitement aux contraintes du port de Bayonne. Avec ses 62,3 mètres de longueur et sa largeur comprise entre 12,8 et 13,40 mètres, ce navire peut évoluer aisément dans tous les chenaux et accès maritimes de l'infrastructure portuaire. Son tirant d'eau de 4,2 à 4,6 mètres lui permet d'accéder aux zones les plus sensibles tout en conservant une *capacité de dragage* exceptionnelle jusqu'à vingt mètres de profondeur.

Cette conception sur mesure autorise l'utilisation de la forme de radoub située sur la zone de Blancpignon à Anglet pour les arrêts techniques nécessaires. Cette cale sèche de 94 mètres de longueur, avec une entrée permettant le passage de navires de 15 mètres de largeur maximum et 4,3 mètres de tirant d'eau, est un élément distinctif clé pour la maintenance du navire. Cette compatibilité technique garantit une autonomie complète pour l'entretien et les réparations, sans dépendance vis-à-vis d'infrastructures extérieures.

Techniques de dragage mises en œuvre

L'HONDARRA met en œuvre deux techniques complémentaires pour extraire efficacement les sédiments selon les zones d'intervention. L'élinde traînante constitue la méthode privilégiée pour les opérations à l'embouchure de l'Adour, dans la fosse de garde et le chenal principal, ainsi que dans les chenaux intérieurs jusqu'au pont Grenet. Cette technique s'avère particulièrement adaptée aux zones d'évitage et à la zone d'approche de Saint-Bernard, où la précision des interventions revêt une importance cruciale.

Pour le dragage des souilles des différents quais du port, l'équipage utilise une grue à benne qui permet une extraction ciblée des sédiments. Cette méthode offre une précision remarquable pour maintenir les profondeurs nécessaires à l'accueil des navires le long des installations portuaires. La complémentarité de ces deux approches techniques garantit une couverture exhaustive de toutes les zones nécessitant des interventions de maintenance des accès maritimes.

Performance opérationnelle et clapage côtier

Les résultats de la première année d'exploitation révèlent des performances exceptionnelles avec 313 129,5 mètres cubes de sable récupéré à l'embouchure de l'Adour. J'ai observé que 96,7% de ce volume a été clapé devant les plages angloyes durant les douze premiers mois d'activité, contre seulement 50,07% des 273 533 mètres cubes dragués lors des deux campagnes de 2014. Cette amélioration spectaculaire confirme l'efficacité de la nouvelle organisation et la pertinence de l'investissement réalisé.

La lutte contre l'érosion littorale constitue désormais une mission prioritaire de l'HONDARRA, avec l'objectif d'acheminer 400 000 mètres cubes de sable annuellement pour ré-engraisser les plages d'Anglet. Sa grande maniabilité lui permet d'aller au plus près des plages pour y déposer le sable récupéré à l'embouchure, optimisant ainsi l'efficacité du clapage côtier. La convention signée en 2015 pour une durée de vingt ans entre la CAPB, la commune d'Anglet et la CCI Bayonne Pays Basque autorise le clapage de 400 000 mètres cubes maximum chaque année, s'inscrivant dans la stratégie locale de gestion des risques littoraux de la côte basque.

Victoria

Victoria

Victoria est une jeune blogueuse jeune et assumée qui aborde avec franchise les thèmes de la féminité, de la confiance en soi et du lifestyle. Sur son blog, elle partage conseils pratiques, réflexions personnelles et tendances pour inspirer une communauté engagée.

Défenseuse de la cause des femmes, Victoria milite pour l'égalité et l'empowerment à travers des articles accessibles et percutants. Ses lecteurs apprécient son ton authentique et son regard positif sur le changement social.