Être couche-tard augmenterait les risques de maladies cardiaques selon une étude
Je l'ai remarqué chez mes amies, chez mes collègues, chez ces femmes qui vivent décalées : le rythme de la nuit n'est jamais un choix gratuit. C'est souvent une adaptation silencieuse aux exigences du monde. Mais cette adaptation a un prix, nous dit une étude parue mercredi dans le Journal of the American Heart Association. Les personnes qui se définissent comme oiseaux de nuit présenteraient un risque accru de pathologies cardiovasculaires.
Plus de 320 000 adultes britanniques, âgés de 39 à 74 ans, ont participé à cette recherche. On leur a demandé s'ils se considéraient comme clairement du matin, clairement du soir, ou quelque part entre les deux. Puis on a évalué leur santé cardiaque selon le score Life's Essential 8, défini par l'American Heart Association. Ce score intègre quatre comportements — qualité de l'alimentation, activité physique, durée de sommeil, exposition à la nicotine — et quatre indicateurs biologiques : tension artérielle, indice de masse corporelle, glycémie et taux de lipides sanguins.
Quand le corps suit un tempo différent
Les résultats me frappent par leur netteté. Les personnes du soir affichent une santé cardiovasculaire globalement moins bonne que celles qui se situent dans la catégorie intermédiaire. Leur risque d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral augmente de 16 %. Ce qui m'interpelle, c'est que cette différence ne provient pas uniquement de l'heure du coucher. Kristen Knutson, professeure associée en neurologie à la Northwestern University, le formule ainsi : le problème n'est pas d'être un oiseau de nuit, mais d'être un oiseau de nuit qui tente de vivre dans un monde conçu pour les lèvres-tôt.
Ce conflit entre l'horloge interne et l'horloge sociale génère une cascade de conséquences. J'observe que les femmes en payent le prix le plus lourd. Elles sont 96 % plus susceptibles d'avoir un score cardiovasculaire dégradé, contre 67 % chez les hommes. Le Dr Sonia Tolani, cardiologue préventive à Columbia, éclaire ce constat : les femmes subissent une pression supplémentaire car elles continuent de se lever tôt pour s'occuper de leur famille.
| Facteur de risque | Impact sur le lien nuit-cœur |
|---|---|
| Exposition à la nicotine | 34 % |
| Durée de sommeil réduite | 14 % |
| Glycémie élevée | 12 % |
| Poids corporel et alimentation | 11 % chacun |
Des ajustements qui ne demandent pas l'impossible
Environ 75 % de ce risque accru s'explique par des habitudes de vie modifiables, plutôt que par le simple fait de se coucher tard. L'usage du tabac arrive en tête, représentant plus d'un tiers du lien entre vie nocturne et troubles cardiaques. Suivent la privation de sommeil, les déséquilibres glycémiques, le poids et la qualité nutritionnelle.
Je retiens ces pistes d'action suggérées par les chercheurs :
- Maintenir une régularité dans les horaires de coucher, même les jours de repos
- Arrêter le tabac, évidemment
- Stabiliser l'exposition à la lumière et les moments de repas
- Intégrer l'activité physique dans une routine prévisible
Le Dr Tolani invite à prioriser les fruits à portée de main. Si une heure de sport semble inaccessible, dix minutes de marche ou une réduction modeste du sel peuvent déjà compter. Je trouve cette approche juste : elle ne nie pas la complexité des vies décalées, mais offre des prises pour agir.
Les maladies cardiovasculaires restent la première cause de mortalité aux États-Unis selon les CDC. Cette étude nous rappelle que notre rapport au temps n'est jamais neutre pour le corps.
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