Qui est vraiment la femme la plus belle du monde ? La question semble simple, presque naïve. Pourtant, elle mobilise depuis des siècles philosophes, artistes, scientifiques et magazines du monde entier. Les standards de beauté varient d'une culture à l'autre, d'une époque à l'autre, et ce que Paris admire ne ressemble pas toujours à ce que Mumbai célèbre. Malgré cette subjectivité profonde, la science a tenté de répondre autrement, avec des chiffres et des proportions. C'est précisément ce que le Dr Julian Da Silva, chirurgien plasticien installé à Londres, a entrepris grâce au Golden Ratio et à sa technique de face mapping. Son classement, analysant 12 points du visage, bouscule les intuitions et révèle des noms parfois attendus, parfois surprenants.
La science au service de la beauté : la méthode du Dr Julian Da Silva
Le Dr Julian Da Silva, du Centre For Advanced Facial Cosmetic and Plastic Surgery à Londres, a mis au point une approche rigoureuse pour mesurer objectivement ce que l'on ressent souvent comme indicible. Sa technique, le face mapping, repose sur l'application du nombre d'or à 12 points précis du visage : écart entre les yeux, largeur du nez, contour des lèvres, proportion du menton. Chaque mesure produit un score en pourcentage.
Plus ce score s'approche de 100 %, plus le visage répond aux indicateurs de symétrie faciale et de proportions idéales que les mathématiciens et artistes de la Renaissance considéraient comme la perfection absolue. Léonard de Vinci lui-même utilisait ce ratio dans ses œuvres. Cette méthode ne prétend pas trancher sur la beauté naturelle de chacune, mais elle offre un prisme passionnant, et parfois déroutant, sur ce que la géométrie dit de nos visages.
Les femmes couronnées « plus belle femme du monde » par le magazine People
Avant la science, il y avait la presse. Le magazine People décerne chaque année un titre qui fait l'effet d'un coup de projecteur mondial. Ces choix ne reposent pas uniquement sur la symétrie d'un visage : le charme, la présence, le rayonnement public comptent tout autant. Sandra Bullock, actrice américaine, a reçu ce couronnement en 2015, à 59 ans. Une reconnaissance qui dit quelque chose d'significatif sur l'évolution de notre rapport à l'âge.
Jennifer Aniston, inoubliable dans Friends, a été titrée en 2016 par People, et une première fois douze ans auparavant, ce qui reste rarissime. Angelina Jolie avait, elle, décroché ce titre en 2006. Lupita Nyong'o, actrice d'origine mexico-kényane, l'a obtenu en 2014, la même année où elle remportait l'Oscar pour son rôle bouleversant dans 12 Years A Slave. Ces distinctions mêlent beauté et rayonnement, talent et présence. Le magazine ne couronne pas un visage : il célèbre une femme entière.
Le top 10 des plus belles femmes du monde selon la science
Le classement scientifique du Dr Da Silva révèle des scores qui méritent qu'on s'y attarde. Amber Heard obtient 91,85 %, Beyoncé atteint 92,44 %, Kate Moss 91,06 %, Emily Ratajkowski 90,8 %. Kendall Jenner suit à 90,18 %, puis Helen Mirren avec un remarquable score de 89,93 % malgré ses 70 ans. Scarlett Johansson obtient 89,82 %, Selena Gomez 89,57 %, Marilyn Monroe 89,41 % et Jennifer Lawrence 89,24 %.
Ce qui frappe dans cette liste, c'est sa diversité. Des actrices aux mannequins, des chanteuses aux icônes intemporelles, les plus belles femmes du monde selon ce prisme scientifique ne forment pas un type exclusif. La présence de Marilyn Monroe, dont le visage continue de hanter l'imaginaire collectif des décennies après sa mort, dit quelque chose de fort sur la permanence de certains canons de beauté.
Les mannequins qui dominent les classements de beauté
Bella Hadid, la perfection mathématique
Avec un score de 94,35 % selon le nombre d'or, Bella Hadid s'impose comme la mannequin dont le visage se rapproche le plus de la perfection géométrique. Ses yeux en amande, ses pommettes saillantes, la symétrie presque troublante de ses traits en font un cas d'école pour le face mapping. Son statut dans l'industrie de la mode n'est pas étranger à cette reconnaissance : elle incarne aujourd'hui un canon de beauté contemporain mondialement reconnu.
Kate Moss, Cara Delevingne et les Britanniques
Kate Moss, mannequin britannique de 49 ans, figure à la fois dans le classement scientifique et dans le top général. Sa longévité dans un secteur qui dévore souvent ses égéries témoigne d'une élégance qui transcende les tendances. Cara Delevingne, également britannique, apporte un regard singulier et un look immédiatement reconnaissable. Emily Ratajkowski et Kendall Jenner complètent ce tableau de mannequins qui redéfinissent, génération après génération, ce que le mot bombasse peut vraiment signifier au sens le plus noble du terme.
Les actrices incontournables parmi les plus belles femmes du monde
Angelina Jolie reste l'une des actrices dont le visage cristallise quelque chose d'universel. Ses lèvres, son regard, la géométrie de son profil ont nourri des milliers de discussions sur la beauté idéale. Scarlett Johansson, 39 ans, huitième du classement, a été désignée femme la plus sexy par plusieurs publications. Natalie Portman, 42 ans, septième, allie élégance naturelle et intensité de jeu.
Margot Robbie, actrice australienne blonde dont les rôles ont marqué le cinéma récent, arrive treizième. Emma Watson, 33 ans, douzième, incarne une beauté lumineuse et engagée. Adèle Exarchopoulos, neuvième, représente une forme de beauté naturelle brute, presque littéraire dans son intensité. Emilia Clarke, quatrième, a su imposer son visage comme l'un des plus admirés de sa génération, bien au-delà de son rôle dans Game of Thrones. Ces actrices partagent un point commun : leur présence à l'écran démultiplie leur charme.

Yaël Shelbia et Bella Hadid, les deux premières du classement mondial
Yaël Shelbia, mannequin et actrice israélienne, occupe la première place de ce classement mondial et porte le titre de plus beau visage du monde. Son visage, analysé selon les paramètres du Golden Ratio, atteint des proportions que peu de visages égalent. Sa carrière illustre comment la beauté, lorsqu'elle répond aux critères scientifiques, franchit naturellement les frontières géographiques et culturelles.
Bella Hadid, deuxième avec 94,35 %, confirme que la haute couture a un sens aigu des proportions. Ces deux femmes cumulent reconnaissance scientifique et influence réelle sur les standards de beauté actuels. Leur jeunesse n'explique pas tout : leur symétrie faciale remarquable et leur présence naturelle font d'elles des références qui dépassent les classements.
Des beautés venues du monde entier : diversité et représentation
Aishwarya Rai, élue Miss Monde en 1994, actrice emblématique de Bollywood, figure au quatorzième rang. Son visage angélique, ses yeux clairs et sa beauté naturelle ont traversé les décennies sans prendre une ride. Gal Gadot, actrice israélienne, apporte une beauté méditerranéenne affirmée. Lupita Nyong'o, d'origine mexico-kényane, symbolise une beauté africaine enfin célébrée à l'international avec la puissance qu'elle mérite.
Ariana Grande, artiste américaine de 30 ans, obtient un score de 91,81 % selon le nombre d'or. Sa présence dans ce classement illustre que la beauté ne se cantonne pas à un seul type physique, qu'elle soit brune, blonde, aux yeux sombres ou au regard clair. Les plus belles femmes du monde, dans ce sens, viennent de partout.
La beauté à travers les générations : des icônes intemporelles
Marilyn Monroe, avec un score de 89,41 % selon le Golden Ratio, prouve que certains visages échappent au temps. Ses lèvres, sa coiffure courte et blonde, ses courbes, restent une référence absolue du canon de beauté occidental du XXe siècle. Helen Mirren, 70 ans au moment de son évaluation, obtient quant à elle 89,93 %, un chiffre qui clôt définitivement le débat sur l'âge et l'élégance.
Sandra Bullock, 59 ans, et Jennifer Aniston, 54 ans, apparaissent dans les classements avec une constance qui force l'admiration. Leur longévité dans un monde qui valorise souvent la jeunesse dit quelque chose d'essentiel : la beauté, celle qui dure, dépasse largement la question du corps ou du visage. Elle tient aussi à la façon dont une femme habite son regard, son silence, sa présence.
Beauté subjective ou universelle : ce que nous révèlent ces classements
Ces classements, qu'ils viennent de la science ou du magazine People, ne se lisent pas de la même façon. Le nombre d'or mesure des proportions, pas une émotion. Un score à 94 % ne dit rien de ce qu'on ressent face à un visage angélique aux traits parfaitement mis en valeur par une coiffure adaptée. La géométrie n'épuise pas le mystère.
Les deux approches se complètent sans jamais totalement se rejoindre. Certaines femmes figurent dans les deux univers, scientifique et populaire. D'autres n'appartiennent qu'à l'un. Ce décalage est précieux : il rappelle que la beauté naturelle ne se réduit ni à une symétrie impeccable, ni à une popularité construite. Réfléchir à sa propre conception de la beauté, c'est aussi interroger ce que ces classements disent de nous, de nos désirs et de la société qui les produit.
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