Test : dépendance affective
Attendre un message en regardant l'heure, annuler ses amis pour ne pas déplaire, se taire pour éviter une dispute, ne plus se souvenir de ce qu'on aimait faire seul. Ce questionnaire regarde la place que prend l'autre dans votre vie, à travers quinze situations concrètes.
C'est un jeu de réflexion, pas un test psychologique ni un diagnostic. Rien n'est enregistré. Si le résultat vous inquiète, un professionnel de santé est la bonne personne à qui en parler.
Rédaction 123 People · relu le 19 octobre 2026
Ce que le questionnaire regarde
La dépendance affective n'est pas un diagnostic médical : c'est une expression courante pour décrire une relation où l'autre devient la seule source de réassurance, au point qu'on s'efface. Le questionnaire ne cherche pas à vous coller cette étiquette. Il regarde trois choses, qu'on peut observer sans psychologue :
- l'attente : ce que vous faites quand l'autre ne répond pas, part un week-end, est de mauvaise humeur ;
- le renoncement : ce qui a changé dans vos activités, vos amitiés, vos décisions depuis la relation ;
- la peur : celle de la dispute, du reproche, de la rupture, et ce qu'elle vous fait faire ou taire.
Chaque question décrit une scène ordinaire et trois comportements possibles. Choisissez celui qui vous ressemble le plus, pas celui que vous aimeriez avoir.
Comment lire votre résultat
Chaque réponse vaut 0, 1 ou 2 points, pour un total de 0 à 30. Trois tranches : une place qui laisse de l'air, une place qui déborde, une place qui prend tout. Le calcul se fait sur la page ; fermez-la et il n'en reste rien.
Un score bas décrit une relation où vous gardez votre vie, vos amis et votre avis. Un score moyen décrit des renoncements et une attente qui commencent à peser : c'est le moment d'en parler, à l'autre ou à un proche. Un score élevé décrit une situation où la peur de perdre l'autre guide la plupart de vos choix ; ce n'est pas une faute ni une maladie, mais c'est une souffrance, et elle se travaille mieux accompagné. Un psychologue ou votre médecin traitant sont de bons premiers interlocuteurs.
Ce qu'il ne faut pas en conclure
- Ce n'est pas un diagnostic. Le trouble de la personnalité dépendante existe dans les classifications psychiatriques, avec des critères précis ; seul un professionnel peut le reconnaître, et il ne concerne qu'une petite partie des gens qui se disent « dépendants affectifs ».
- Tenir à quelqu'un n'est pas dépendre. Avoir besoin de l'autre, souffrir de son absence, redouter la rupture : c'est la condition de tout attachement. Le questionnaire ne compte pas l'attachement, il compte ce qu'on abandonne de soi pour le garder.
- La relation compte autant que vous. Un score élevé peut venir de vous, mais aussi d'un partenaire qui souffle le chaud et le froid, et qui entretient l'attente. La page sur le trauma bonding décrit ce mécanisme.
- Un moment n'est pas une personne. Après une rupture, un deuil, une période fragile, tout le monde s'accroche davantage. Refaites le questionnaire dans quelques mois.
Vos questions
Suis-je dépendant affectif ?
Ce questionnaire ne peut pas le dire : la dépendance affective n'est pas un diagnostic, et aucun test en ligne n'en pose. Il peut en revanche vous montrer, situation par situation, ce que vous abandonnez de vous-même pour garder l'autre : vos sorties, votre avis, vos décisions. Si ce que vous découvrez vous fait souffrir, parlez-en à un psychologue ou à votre médecin. C'est le bon réflexe, pas un aveu de faiblesse.
Dépendance affective ou simplement amoureux ?
Un amoureux a envie de voir l'autre ; un dépendant a peur de ne pas le voir. Un amoureux dit quand il n'est pas d'accord ; un dépendant se tait pour ne pas déplaire. Un amoureux garde ses amis et ses activités ; un dépendant les laisse tomber. La frontière passe par ce que la relation vous fait perdre, pas par l'intensité de ce que vous ressentez.
Sources, relues le 19 octobre 2026
Les termes cliniques décrivent des situations qui relèvent d'un professionnel de santé ; les questionnaires sont des jeux de réflexion, pas des tests psychologiques.